Coralie Brunet

Comment revenir sur Instagram après une longue pause quand tu es prof de yoga ?

Ou pourquoi faire du tri pour rebâtir une base saine avant de redémarrer…

Il y a six mois, j’ai arrêté de publier sur Instagram. Pas une pause stratégique annoncée. Non. Un silence, un vrai, qui a duré bien plus longtemps que prévu. Qui a suivi le rythme de ma perte de sens professionnelle (les épisodes 111 à 117 de Fréquence Flow te racontent tout cela…)

Et pendant ce silence, je n’ai pas fait ce qu’on imagine. Je n’ai pas préparé des mois de contenu à l’avance. ou peaufiné une nouvelle stratégie dans un carnet. J’ai fait quelque chose de beaucoup plus radical: j’ai fait du tri. (Mon Scorpion et moi, on est un peu extrêmes… 😊)

revenir sur Instagram après une pause

Le tri, ou l’acte que personne n’ose faire

Si tu es prof de yoga, guide du mouvement, thérapeute ou accompagnante, je suis prête à parier que tu as déjà ressenti ce petit pincement en scrollant ton propre fil : « pourquoi je suis encore ce compte, déjà ? »

De la même façon que l’on n’ose pas retirer un abonné, même quand ce lien ne nous nourrit plus ; on n’ose pas se désabonner d’un compte qui appartient à notre ancien parcours – une formatrice, une consoeur, quelqu’un avec qui on a grandi à un moment donné – même quand on ne partage plus ses valeurs aujourd’hui.

On a peur que ça se voie et surtout, on a peur que ça se juge.

Vrai ou vrai ?

Et pourtant. Ce qu’on suit – et les comptes qui nous suivent – n’est jamais neutre. Ce n’est pas un chiffre dans un coin du profil. C’est un miroir de ce à quoi on donne son attention, son énergie, et parfois même sa légitimité de professionnelle.

Résultat : j’ai retiré une centaine d’abonnés. Des comptes hors-sujet évidemment (comme une bijouterie à Dubaï qui s’est probablement perdue quelque part dans les méandres d’Insta pour chercher du Follow 🙄).

Mais aussi, plus difficile, des personnes de mon ancien parcours. Et j’ai continué à trier les comptes que je suis, moi – parce que mes centres d’intérêt d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’il y a deux ans, et que je refuse que mon fil me renvoie une ancienne version de moi.

Chez beaucoup de profs de yoga, ce blocage revient souvent sous une autre forme : « est-ce que j’ai le droit de changer de discours, de posture, d’univers visuel, sans perdre ma communauté ? ». La réponse, je crois, est : ta communauté ne te suit pas pour une version figée de toi. Elle te suit pour ta cohérence avec qui tu es en train de devenir. (En tous cas, en toute franchise, je me le souhaite (hihihihi))

L’autre sujet qui nous freine toutes : l’authenticité face au lissage général

Il y a un deuxième fil que je tire de cette période et de ces apprentissages, et qui touche, je pense, énormément de profs et de guides du mouvement aujourd’hui : la peur de ne pas être « assez bien » comparée à ce lissage permanent qu’on voit partout sur les réseaux, IA ou pas.

On le sait, on le lit, on se le répète entre nous ou seules dans notre tête : les comptes « d’influenceurs yoga » à la vie parfaite à Bali, aux postures impeccables, à l’univers visuel millimétré, ça peut autant inspirer que paralyser. Et depuis que n’importe qui peut se fabriquer une image lissée par l’IA en quelques clics, la barre du « beau contenu » a encore grimpé, pendant que notre envie, elle, à nous, c’est souvent l’inverse : être vraies, être incarnées, être reconnaissables dans notre humanité.

Mon test concret sur Instagram

C’est exactement ce que j’ai testé à mon retour. Un reel long, en face cam, spontané, où je parle simplement de ce que ça veut dire pour moi, « me sentir bien dans mon corps ». Et un reel de 14 secondes, sans musique, sans artifice, moi en tee-shirt pas franchement glamour, en pleine crise de douleurs menstruelles – transformée en vidéo pleine d’humour. Un contenu que je n’aurais jamais osé publier avant.

Mais pourquoi pas changer ? Puisque j’ai changé, et que mes « stratégies » d’avant ne m’ont pas amenées où je voulais aller : ne dit-on pas : « pas de résultats différents sans actions différentes ! »

Et c’est l’été : il y a moins de monde sur les réseaux ! C’est le timing parfait pour tester des choses sur Instagram : des formats, des idées, des auto-challenges, avec beaucoup plus de légèreté et de P.L.A.I.S.I.R.

Le naturel, l’authenticité, ce n’est pas un supplément d’âme qu’on ajoute une fois que le reste est « propre ». C’est souvent ça, le message. Surtout pour nous, dont le métier consiste justement à réveiller chez les autres la permission d’être pleinement soi. Et très franchement, l’IA est autant un frein qu’un propulseur : dans ce cas, elle nous propulse à être qui on sait être : être nous – spontanées et imparfaites.

(Si tu veux entendre l’épisode complet, avec le récit détaillé de ce retour et mes 10 conseils concrets pour revenir sur les réseaux après une pause – que tu sois en silence depuis trois semaines ou depuis un an, écoute l’épisode « Revenir sur Instagram après une longue pause » sur Fréquence Flow.)

Ce que je retiens, très concrètement

Trois choses que je garde de cette expérience, et que j’aimerais que tu retiennes aussi si toi aussi tu hésites à revenir, ou à changer de cap sur les réseaux :

  • Le tri n’est pas un acte négatif, mais un acte de clarté. Se désabonner, retirer des abonnés, c’est décider consciemment de ce à quoi tu donnes ta présence et ton énergie.
  • Tu n’as pas à rattraper le temps perdu. Le réflexe, quand on revient après une pause, c’est de vouloir « compenser » avec dix contenus en quarante-huit heures et de s’excuser. Ça épuise, ça ne dure jamais, et t’excuser te met en dette. Tu reviens : doucement, comme si de rien n’était. Stories…posts…hétéroclite 😊 (t’as la ref’ ?)
  • Ton contenu a le droit d’avoir évolué. Toi aussi, tu as changé. Ton expertise, tes envies, ta façon de parler à ton audience — tout ça évolue avec toi. Chercher à retrouver « l’ancienne version qui marchait » est souvent le meilleur moyen de rester bloquée. Crois-moi : si tu avais été dans ma tête pendant ces 6 mois de pause, tu aurais halluciné… Et puis, un jour, ça revient. Mais le plus important, c’est d’appuyer sur le bouton « publier ».

Un dernier mot, sur ce qui m’a vraiment aidée à passer à l’action

Je vais être honnête avec toi : ce n’est pas la motivation seule qui m’a fait revenir. C’est le fait de me remettre en position de débutante, d’accepter d’être accompagnée, même après 5 ans à temps plein sur Instagram.

C’est ma partenaire business et amie Tina Valentina – notre « marraine digitale », comme elle aime le dire – qui m’a fait reprendre goût à tout ça, avec sa formation INSTA VIBES : des leçons courtes (20 minutes max), ultra concrètes, pensées spécifiquement pour nous, profs de yoga et guides du mouvement, sans blabla inutile.

Si toi aussi tu sens qu’il te manque ce petit coup de pouce pour transformer ce que tu sais déjà en vraies actions, sans y passer des heures à te disperser dans les tutos Insta :

👉 Découvre INSTA VIBES avec mon code promo COCOLOVE

Bon retour sur Instagram si toi aussi tu avais délaissé cette plateforme « je t’aime, je te déteste ».

Et continue de suivre ton propre mouvement.

Coralie

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